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Une fois encore

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LETTRE ENCYCLIQUE

DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE X

A Nos vénérés Frères les Cardinaux, Archevêques et Evêques de France, au Clergé et au Peuple français, Vénérables Frères, Bien-aimés Fils, Salut et bénédiction apostolique,

1 Une fois encore, les graves événements qui se précipitent en votre noble pays, Nous amènent à adresser la parole à l’Eglise de France pour la soutenir dans ses épreuves et pour la consoler dans sa douleur. C’est en effet, quand les fils sont dans la peine que le coeur du Père doit plus que jamais s’incliner vers eux.

C’est par conséquent, lorsque Nous vous voyons souffrir que, du fond de Notre âme paternelle, les flots de tendresse doivent jaillir avec plus d’abondance et aller vers vous plus réconfortants et plus doux.

2 Ces souffrances, Vénérables Frères et bien-aimés Fils, ont un écho douloureux dans toute l’Eglise catholique en ce moment; mais Nous les ressentons d’une façon bien plus vive encore et Nous y compatissons avec une tendresse qui, grandissant avec vos épreuves, semble s’accroître chaque jour.

3 A ces tristesses cruelles, le Maître a mêlé, il est vrai, une consolation on ne peut plus précieuse à Notre coeur. Elle Nous est venue de votre inébranlable attachement à l’Eglise, de votre fidélité indéfectible à ce Siège apostolique et de 1′ union forte et profonde qui règne parmi vous. De cette fidélité et de cette union, Nous en étions sûr d’avance, car Nous connaissions trop la noblesse et la générosité du coeur français pour avoir à craindre qu’en plein champ de bataille, la désunion pût se glisser dans vos rangs. Nous n’en éprouvons pas moins une joie immense au spectacle magnifique que vous donnez actuellement, et en vous en louant hautement devant l’Eglise tout entière, Nous en bénissons du fond du coeur le Père des miséricordes, auteur de tous les biens.

4 Le recours à ce Dieu infiniment bon est d’autant plus nécessaire que, loin de s’apaiser, la lutte s’accentue et va sans cesse s’étendant. Ce n’est plus seulement la foi chrétienne qu’on veut à tout prix déraciner du milieu des coeurs, c’est encore toute croyance qui, élevant l’homme au-dessus des horizons de ce monde, reporte surnaturellement son regard lassé vers le ciel.

L’illusion, en effet, n’est plus possible. On a déclaré la guerre à tout ce qui est surnaturel, parce que derrière le surnaturel, Dieu se trouve et que ce que l’on veut rayer du coeur et de l’esprit de l’homme, c’est Dieu.

5 Cette lutte sera acharnée et sans répit de la part de ceux qui la mènent. Qu’au fur et à mesure qu’elle se déroulera, des épreuves plus dures que celles que vous avez connues jusqu’ici vous attendent, c’est possible et même probable. La sagesse commande donc à chacun de vous de s’y préparer. Vous le ferez simplement, vaillamment et avec confiance, sûrs que, quelle que soit la violence de la bataille, finalement la victoire restera entre vos mains.

6 Le gage de cette victoire sera votre union, union entre vous d’abord, union avec ce Siège apostolique ensuite. Cette double union vous rendra invincibles, et contre elle tous les efforts se briseront.

7 Nos ennemis ne s’y sont pas mépris du reste. Dès la première heure, et avec une sûreté de vue très grande, ils ont choisi leur objectif: en premier lieu, vous séparer de Nous et de la Chaire de Pierre, puis semer la division parmi vous. Depuis ce moment, ils n’ont pas changé de tactique; ils y sont revenus sans cesse et par tous les moyens: les uns avec des formules enveloppantes et pleines d’habileté, les autres avec brutalité et cynisme.

Promesses captieuses, primes déshonorantes offertes au schisme, menaces et violence, tout a été mis en jeu et employé. Mais votre clairvoyante fidélité a déjoué toutes ces tentatives. S’avisant alors que le meilleur moyen de vous séparer de Nous, c’était de vous ôter toute confiance dans le Siège apostolique, ils n’ont pas hésité du haut de la tribune et dans la presse, à jeter le discrédit sur Nos actes en méconnaissant, et parfois même en calomniant Nos intentions.

8 L’Eglise, a-t-on dit, cherche à susciter la guerre religieuse en France et elle y appelle la persécution violente de tous ses voeux. Etrange accusation, qu’une accusation pareille. Fondée par Celui qui est venu dans ce monde pour le pacifier et pour réconcilier l’homme avec Dieu, messagère de paix sur cette terre, l’Eglise ne pourrait vouloir la guerre religieuse qu’en répudiant sa mission sublime et en y mentant aux yeux de tous. A cette mission de douceur patiente et d’amour, elle reste au contraire et restera toujours fidèle. D’ailleurs, le monde entier sait aujourd’hui, à ne plus pouvoir s’y tromper, que si la paix des consciences est rompue en France, ce n’est pas du fait de l’Eglise, mais du fait de ses ennemis. Les esprits impartiaux, même lorsqu’ils ne partagent pas notre foi, reconnaissent que si l’on combat sur le terrain religieux dans votre patrie bien-aimée, ce n’est point parce que l’Eglise y a levé l’étendard la première, mais c’est parce qu’on lui a déclaré la guerre à elle-même. Cette guerre, depuis vingt cinq ans surtout, elle ne fait que la subir. Voilà la vérité. Les déclarations, mille fois faites et refaites dans la presse, dans les Congrès, dans les Convents maçonniques, au sein du Parlement lui-même, le prouvent aussi bien que les attaques qu’on a progressivement et méthodiquement menées contre elle. Ces faits sont indéniables et contre eux aucune parole ne pourra jamais prévaloir. L’Eglise ne veut donc pas la guerre, la guerre religieuse moins encore que les autres, et affirmer le contraire, c’est la calomnier et l’outrager.

9 Elle ne souhaite pas davantage la persécution violente. Cette persécution, elle la connaît pour l’avoir soufferte dans tous les temps et sous tous les cieux. Plusieurs siècles passés par elle dans le sang lui donnent donc le droit de dire avec une sainte fierté qu’elle ne la craint pas et que, toutes les fois que ce sera nécessaire, elle saura l’affronter. Mais la persécution en soi, c’est le mal, puisqu’elle est l’injustice et qu’elle empêche l’homme d’adorer Dieu en liberté. L’Eglise ne peut donc pas la souhaiter, même en vue du bien que, dans sa sagesse infinie, la Providence en tire toujours. En outre, la persécution n’est pas seulement le mal, elle est encore la souffrance, et c’est une raison nouvelle pour laquelle, par pitié pour ses enfants, l’Eglise, qui est la meilleure des mères, ne la désirera jamais.

10 Du reste, cette persécution à laquelle on lui reproche de vouloir pousser et qu’on se déclare bien décidé à lui refuser, on la lui inflige en réalité. N’a-t-on pas, tout dernièrement encore, expulsé de leurs évêchés les Evêques, même les plus vénérables et par l’âge et par les vertus; chassé les séminaristes des Grands et Petits Séminaires; commencé à bannir les curés de leur presbytère? Tout l’univers catholique a vu ce spectacle avec tristesse, et sur le nom qu’il convenait de donner à de pareilles violences, il n’a pas hésité.

11 En ce qui concerne les biens ecclésiastiques qu’on Nous accuse d’avoir abandonnés, il importe de remarquer que ces biens étaient, pour une partie, le patrimoine des pauvres et le patrimoine plus sacré encore, des trépassés. Il n’était donc pas plus permis à l’Eglise de les abandonner que de les livrer; elle ne pouvait que se les laisser arracher par la violence. Personne ne croira du reste, qu’elle ait délibérément abandonné, sinon sous la pression des raisons les plus impérieuses, ce qui lui avait été ainsi confié et ce qui lui était si nécessaire pour l’exercice du culte, pour l’entretien des édifices sacrés, pour la formation de ses clercs et pour la subsistance de ses ministres. C’est perfidement mise en demeure de choisir entre la ruine matérielle et une atteinte consentie à sa constitution, qui est d’origine divine, qu’elle a refusé, au prix même de la pauvreté, de laisser toucher en elle à l’oeuvre de Dieu. On lui a donc pris ses biens, elle ne les a pas abandonnés. Par conséquent, déclarer les biens ecclésiastiques vacants à une époque déterminée si, à cette époque, l’Eglise n’a pas créé dans son sein un organisme nouveau; soumettre cette création à des conditions en opposition certaine avec la constitution divine de cette Eglise, mise ainsi dans l’obligation de les repousser; attribuer ensuite ces biens à des tiers, comme s’ils étaient devenus des biens sans maître, et, finalement, affirmer qu’en agissant ainsi on ne dépouille pas l’Eglise mais qu’on dispose seulement de biens abandonnés par elle, ce n’est pas simplement raisonner en sophiste, c’est ajouter la dérision à la plus cruelle des spoliations. Spoliation indéniable, du reste, et qu’on chercherait en vain à pallier en affirmant qu’il n’existait aucune personne morale à qui ces biens pussent être attribués; car l’Etat est maître de conférer la personnalité civile à qui le bien public exige qu’elle soit conférée, aux établissements catholiques comme aux autres, et, dans tous les cas, il lui aurait été facile de ne pas soumettre la formation des associations cultuelles à des conditions en opposition directe avec la constitution divine de l’Eglise qu’elles étaient censées devoir servir.

12 Or, c’est précisément ce que l’on a fait relativement aux associations cultuelles. La loi les a organisées de telle sorte que ses dispositions à ce sujet vont directement à l’encontre de droits qui, découlant de sa constitution, sont essentiels à l’Eglise, notamment en ce qui touche la hiérarchie ecclésiastique, base inviolable donnée à son oeuvre par le divin Maître lui-même. De plus, la loi confère à ces associations des attributions qui sont de l’exclusive compétence de l’autorité ecclésiastique, soit en ce qui concerne l’exercice du culte, soit en ce qui concerne la possession et l’administration des biens. Enfin, non seulement ces associations cultuelles sont soustraites à la juridiction ecclésiastique, mais elles sont rendues justiciables de l’autorité civile. Voilà pourquoi Nous avons été amené, dans Nos précédentes encycliques, à condamner ces associations cultuelles, malgré les sacrifices matériels que cette condamnation emportait.

13 On Nous a accusé encore de parti pris et d’inconséquence. Il a été dit que Nous avions refusé d’approuver en France ce qui avait été approuvé en Allemagne. Mais ce reproche manque autant de fondement que de justice. Car, quoique la loi allemande fut condamnable sur bien des points et qu’elle n’ait été que tolérée à raison de maux plus grands à écarter, cependant les situations sont tout à fait différentes, et cette loi reconnaît expressément la hiérarchie catholique, ce que la loi française ne fait point.

14 Quant à la déclaration annuelle exigée pour l’exercice du culte, elle n’offrait pas toute la sécurité légale qu’on était en droit de désirer. Néanmoins, bien qu’en principe, les réunions des fidèles dans les églises n’aient aucun des éléments constitutifs propres aux réunions publiques et, qu’en fait, il soit odieux de vouloir les leur assimiler, pour éviter de plus grands maux, l’Eglise aurait pu être amenée à tolérer cette déclaration. Mais en statuant que „le curé ou le desservant ne serait plus” dans son église „qu’un occupant sans titre juridique; qu’il serait sans droit pour faire aucun acte d’administration” on a imposé aux ministres du culte, dans l’exercice même de leur ministère, une situation tellement humiliée et vague que, dans de pareilles conditions, la déclaration ne pouvait plus être acceptée.

Reste la loi récemment votée par les deux Chambres.

15 Au point de vue des biens ecclésiastiques, cette loi est une loi de spoliation, une loi de confiscation, et elle a consommé le dépouillement de l’Eglise. Quoique son divin Fondateur soit né pauvre dans une crèche et soit mort pauvre sur une croix, quoiqu’elle ait connu elle-même la pauvreté dès son berceau, les biens qu’elle avait entre les mains ne lui appartenaient pas moins en propre, et nul n’avait le droit de l’en dépouiller. Cette propriété indiscutable à tous les points de vue, avait été encore officiellement sanctionnée par l’Etat; il ne pouvait, par conséquent, pas la violer. Au point de vue de l’exercice du culte, cette loi a organisé l’anarchie; ce qu’elle instaure surtout, en effet, c’est l’incertitude et le bon plaisir. Incertitude, si les édifices du culte, toujours susceptibles de désaffection, seront mis ou non, en attendant, à la disposition du clergé et des fidèles; incertitude, s’ils leur seront conservés ou non, et pour quel laps de temps; arbitraire administratif réglant les conditions de la jouissance rendue éminemment précaire; pour le culte, autant de situations diverses en France qu’il y a de communes; dans chaque paroisse, le prêtre mis à la discrétion de l’autorité municipale, et, par conséquent, le conflit à l’état possible organisé d’un bout à l’autre du pays. Par contre, obligation de faire face à toutes les charges, même les plus lourdes, et, en même temps, limitation draconienne en ce qui concerne les ressources destinées à y pourvoir. Aussi, née d’hier, cette loi a-t-elle déjà soulevé d’innombrables et dures critiques de la part d’hommes appartenant indistinctement à tous les partis politiques et à toutes les opinions religieuses, et ces critiques seules suffiraient à la juger.

16 Il est aisé de constater par ce que Nous venons de vous rappeler, Vénérables Frères et bien-aimés Fils, que cette loi aggrave la loi de Séparation, et Nous ne pouvons dés lors que la réprouver.

17 Le texte imprécis et ambigu de certains des articles de cette loi met dans une nouvelle lumière le but poursuivi par nos ennemis. Ils veulent détruire l’Eglise et déchristianiser la France, ainsi que Nous vous l’avons déjà dit, mais sans que le peuple y prenne trop garde et qu’il y puisse, pour ainsi dire, faire attention. Si leur entreprise était vraiment populaire, comme ils le prétendent, ils ne balanceraient pas à la poursuivre visière relevée, et à en prendre hautement toute la responsabilité. Mais cette responsabilité, loin de l’assumer, ils s’en défendent, ils la repoussent et, pour mieux y réussir, ils la rejettent sur l’Eglise, leur victime. De toutes les preuves, c’est la plus éclatante que leur oeuvre néfaste ne répond pas aux voeux du pays.

18 C’est en vain, du reste, qu’après Nous avoir mis dans la nécessité cruelle de repousser les lois qu’ils ont faites, voyant les maux qu’ils ont attirés sur la patrie et sentant la réprobation universelle monter comme une lente marée vers eux, ils essayent d’égarer l’opinion publique et de faire retomber la responsabilité de ces maux sur Nous. Leur tentative ne réussira pas.

19 Quant à Nous, Nous avons accompli Notre devoir comme tout autre Pontife romain l’aurait fait. La haute charge dont il a plu au ciel de Nous investir, malgré Notre indignité, comme du reste la foi du Christ elle-même, foi que vous professez avec Nous, Nous dictait Notre conduite. Nous n’aurions pu agir autrement sans fouler aux pieds Notre conscience, sans forfaire au serment que Nous avons prêté en montant sur la Chaire de Pierre et sans violer la hiérarchie catholique, base donnée à l’Eglise par Notre Seigneur Jésus Christ. Nous attendons sans crainte, par conséquent, le verdict de l’histoire. Elle dira que, les yeux immuablement fixés sur les droits supérieurs de Dieu à défendre, Nous n’avons pas voulu humilier le pouvoir civil ni combattre une forme de gouvernement, mais sauvegarder l’oeuvre intangible de Notre Seigneur et Maître Jésus Christ. Elle dira que Nous vous avons défendus de toute la force de Notre immense tendresse, ô bien-aimés Fils; que ce que Nous avons réclamé et réclamons pour l’Eglise, dont l’Eglise de France est la fille aînée et une partie intégrante, c’est le respect de sa hiérarchie, l’inviolabilité de ses biens et la liberté; que, si l’on avait fait droit à Notre demande, la paix religieuse n’aurait pas été troublée en France, et que, le jour où on l’écoutera, cette paix si désirable y renaîtra.

20 Elle dira enfin que si, sûr d’avance de votre générosité magnanime, Nous n’avons pas hésité à vous dire que l’heure des sacrifices avait sonné, c’est pour rappeler au monde, au nom du Maître de toutes choses, que l’homme doit nourrir ici-bas des préoccupations plus hautes que celles des contingences périssables de cette vie, et que la joie suprême, l’inviolable joie de l’âme humaine sur cette terre, c’est le devoir surnaturellement accompli coûte que coûte, et, par là même, Dieu honoré, servi et aimé malgré tout.

21 Confiant que la Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Verbe, Epouse du Saint Esprit, vous obtiendra de la Très Sainte et Adorable Trinité des jours meilleurs, comme présage de l’accalmie qui suivra la tempête, Nous en avons la ferme espérance, c’est du fond de l’âme que Nous vous accordons Notre bénédiction apostolique, à vous, Vénérables Frères, ainsi qu’à votre clergé et au peuple français tout entier.

Donné à Rome, près de Saint Pierre, le jour de l’Épiphanie, le 6 janvier de l’année 1907, de Notre Pontificat le quatrième.

Une fois encore

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ON THE SEPARATION OF CHURCH AND STATE
UNE FOIS ENCORE
Encyclical Of Pope Pius X promulgated on January 6, 1907.

To Our Venerable Brethren, the Cardinals, Archbishops, and Bishops of France and to the French Clergy and People.
Venerable Brethren and Beloved Sons, Health and Apostolic Benediction.

Once again the serious events which have been precipitated in your noble country compel Us to write to the Church of France to sustain her in her trials, and to comfort her in her sorrow. When the children are suffering the heart of the Father ought more than ever to go out to them. And so, now that We see you suffer, from the depths of our fatherly heart floods of tenderness break forth more copiously than ever, and flow to you with the greater comfort and sweetness.

  1.   These sufferings, Venerable Brethren and beloved sons, now find a sorrowful echo throughout the whole Catholic Church; but We feel them more deeply still and We sympathize with a pity which grows with your trials and seems to increase day by day.
  2.   But with these cruel sorrows the Master has, it is true, mingled a consolation than which none can be dearer to our heart. It springs from your unshakable attachment to the Church, from your unfailing fidelity to this Apostolic See, and from the firm and deeply founded unity that reigns amongst you. On this fidelity and union We confidently reckoned from the first, for we were too well aware of the nobleness and generosity of the French heart to have any fear that on the field of battle disunion would find its way into your ranks. Equally great is the joy that We feel at the magnificent spectacle you are now giving to the world; and with our high praise of you before the whole Church, We give thanks from the depths of Our heart to the Father of mercies, the Author of all good.
  3.   Recourse to God, so infinitely good, is all the more necessary because, far from abating, the struggle grows fiercer and expands unceasingly. It is no longer only the Christian faith that they would uproot at all costs from the hearts of the people; it is any belief which lifting man above the horizon of this world would supernaturally bring back his wearied eyes to heaven. Illusion on the subject is no longer possible. War has been declared against everything supernatural, because behind the supernatural stands God, and because it is God that they want to tear out of the mind and heart of man.
  4.   The war will be bitter and without respite on the part of those who wage it. That as it goes on harder trials than those which you have hitherto known await you is possible and even probable. Common prudence calls on each of you to prepare for them. And this you will do simply, valiantly, and full of confidence, sure that however fiercely the fight may rage, victory will in the end remain in your hands.
  5.   The pledge of this victory is your union first of all amongst yourselves, and secondly with this Apostolic See. This twofold union will make you invincible, and against it all efforts will break.
  6.   Our enemies have on this been under no misapprehensions. From the outset, and with the greatest clearness of vision, they determined on their objective; first to separate you from Us and the Chair of Peter, and then to sow disorder among you. From then till now they have made no change in their tactics; they have pursued their end without rest and by every means; some with comprehensive and catching formulas; others with the most brutal cynicism. Specious promises, dishonorable bribes offered to schism, threats and violence, all these have been brought into play and employed. But your clear-sighted fidelity has wrecked all these attempts. There- upon, thinking that the best way to separate you from Us was to shatter your confidence in the Apostolic See, they have not hesitated, from the tribune and in the press, to throw discredit upon Our acts by misrepresenting and sometimes even by calumniating Our intentions.
  7.   The Church, they said, is seeking to arouse religious war in France, and is summoning to her aid the violent persecution which has been the object of her prayers. What a strange accusation! Founded by Him who came to bring peace to the world and to reconcile man with God, a Messenger of peace upon earth, the Church could only seek religious war by repudiating her high mission and belying it before the eyes of all. To this mission of patient sweetness and love she rests and will remain always faithful. Besides, the whole world now knows that if peace of conscience is broken in France, that is not the work of the Church but of her enemies. Fair-minded men, even though not of our faith, recognize that if there is a struggle on the question of religion in your beloved country, it is not because the Church was the first to unfurl the flag, but because war was declared against her. During the last twenty-five years she has had to undergo this warfare. That is the truth and the proof of it is seen in the declarations made and repeated over and over again in the Press, at meetings, at Masonic congresses, and even in Parliament, as well as in the attacks which have been progressively and systematically directed against her. These facts are undeniable, and no argument can ever make away with them. The Church then does not wish for war, and religious war least of all. To affirm the contrary is an outrageous calumny.
  8.   Nor has she any desire for violent persecution. She knows what persecution is, for she has suffered it in all times and in all places. Centuries passed in bloodshed give her the right to say with a holy boldness that she does not fear it, and that as often as may be necessary she will be able to meet it. But persecution is in itself an evil, for it is injustice and prevents man from worshipping God in freedom. The Church then cannot desire it, even with a view to the good which Providence in its infinite wisdom ever draws out of it. Besides, persecution is not only evil, it is also suffering, and there we have a fresh reason why the Church, who is the best of mothers, will never seek it.
  9.   This persecution which she is reproached as having provoked, and which they declare they have refused, is now being actually inflicted upon her. Have they not within these last days evicted from their houses even the Bishops who are most venerable by their age and virtues, driven the seminarists from the grands and petits seminaries, and entered upon the expulsion of the cures from their presbyteries? The whole Catholic world has watched this spectacle with sadness, and has not hesitated to give the name which they deserved to such acts of violence.
  10.   As for the ecclesiastical property which we are accused of having abandoned, it is important to remark that this property was partly the patrimony of the poor and the patrimony, more sacred still, of the dead. It was not permissible to the Church to abandon or surrender it; she could only let it be taken from her by violence. Nobody will believe that she has deliberately abandoned, except under the pressure of the most overwhelming motives, what was confided to her keeping, and what was so necessary for the exercise of worship, for the maintenance of sacred edifices, for the instruction of her clergy, and for the support of her ministers. It was only when perfidiously placed in the position of having to choose between material ruin and consent to the violation of her constitution, which is of divine origin, that the Church refused, at the cost of poverty, to allow the work of God to be touched by her. Her property, then, has been wrested from her; it was not she that abandoned it. Consequently, to declare ecclesiastical property unclaimed on a given date unless the Church had by then created within herself a new organism; to subject this creation to conditions in rank opposition to the divine constitution of the Church, which was thus compelled to reject them; to transfer this property to third parties as if it had become „sans maitre,” and finally to assert that in thus acting there was no spoliation of the Church but only a disposal of the property abandoned by her — this is not merely argument of transparent sophistry but adding insult to the most cruel spoliation. This spoliation is undeniable in spite of vain attempts at palliating it by declaring that no moral person existed to whom the property might be handed over; for the state has power to confer civil personality on whomsoever the public good demands that it should be granted to, establishments that are Catholic as well as others. In any case it would have been easy for the state not to have subjected the formation of „associations cultuelles” to conditions in direct opposition to the divine constitution of the Church which they were supposed to serve.
  11.   And yet that is precisely what was done in the matter of the „associations cultuelles.” They were organized under the law in such a way that its dispositions on this subject ran directly counter to those rights which, derived from her constitution, are essential to the Church, notably as affecting the ecclesiastical hierarchy, the inviolable base given to His work by the Divine Master himself. Moreover, the law conferred on these associations powers which are the exclusive prerogative of ecclesiastical authority both in the matter of the exercise of worship and of the proprietorship and administration of property. And lastly, not only are these associations withdrawn from ecclesiastical jurisdiction but they are made judicially answerable to the civil authority. These are the reasons which have driven Us in Our previous Encyclicals to condemn these „associations cultuelles” in spite of the heavy sacrifices which such condemnation involved.
  12.   We have also been accused of prejudice and inconsistency. It has been said that We had refused to approve in France what We had approved in Germany. But this charge is equally lacking in foundation and justice. For although the German law was blameable on many points, and has been merely tolerated in order to avoid greater evils, the cases were quite different, for that law contained an express recognition of the Catholic hierarchy, which the French law does not do.
  13.   As regards the annual declaration demanded for the exercise of worship, it did not offer the full legal security which one had a right to desire. Nevertheless — though in principle gatherings of the faithful in church have none of the constituent elements proper to public meetings, and it would, in fact, be odious to attempt to assimilate them — the Church could, in order to avoid greater evils, have brought herself to tolerate this declaration. But by providing that the „cure or officiating priest would no longer,” in his church, „be anything more than an occupier without any judicial title or power to perform any acts of administration,” there has been imposed on ministers of religion in the very exercise of their ministry a situation so humiliating and vague that, under such conditions, it was impossible to accept the declaration.

There remains for consideration the law recently voted by the two Chambers.

  1.   From the point of view of ecclesiastical property, this law is a law of spoliation and confiscation, and it has completed the stripping of the Church. Although her Divine Founder was born poor in a manger, and died poor on the Cross, although she herself has known poverty from her cradle, the property that came to her was nonetheless hers, and no one had the right to deprive her of it. Her ownership, indisputable from every point of view, had been, moreover, officially sanctioned by the state, which could not consequently violate it. From the point of view of the exercise of worship, this law has organized anarchy; it is the consecration of uncertainty and caprice. Uncertainty whether places of worship, always liable to be diverted from their purpose, are meanwhile to be placed, or not placed, at the disposition of the clergy and faithful; uncertainty whether they shall be reserved from them or not, and for how long; whilst an arbitrary administrative regulates the conditions of their use, which is rendered eminently precarious. Public worship will be in as many diverse situations as the other. On the other hand, there is an obligation to meet all sorts of heavy charges, whilst at the same time there are draconian restrictions upon the resources by which they are to be met. Thus, though but of yesterday, this law has already evoked manifold and severe criticisms from men belonging indiscriminately to all political parties and all shades of religious belief. These criticisms alone are sufficient judgment of the law.
  2.   It is easy to see, Venerable Brethren and beloved sons, from what We have just recalled to you, that this law is an aggravation of the Law of Separation, and we can not therefore do otherwise than condemn it.
  3.   The vague and ambiguous-wording of some of its articles places the end pursued by our enemies in a new light. Their object is, as we have already pointed out, the destruction of the Church and the dechristianization of France, but without people’s attending to it or even noticing it. If their enterprise had been really popular, as they pretend it to be, they would not have hesitated to pursue it with visor raised and to take the whole responsibility. But instead of assuming that responsibility, they try to clear themselves of it and deny it, and in order to succeed the better, fling it upon the Church their victim. This is the most striking of all the proofs that their evil work does not respond to the wishes of the country.
  4.   It is in vain that after driving Us to the cruel necessity of rejecting the laws that have been made — seeing the evils they have drawn down upon the country, and feeling the universal reprobation which, like a slow tide, is rising round them — they seek to lead public opinion astray and to make the responsibility for these evils fall upon Us. Their attempt will not succeed.
  5.   As for Ourselves, We have accomplished Our duty, as every other Roman Pontiff would have done. The high charge with which it has pleased Heaven to invest Us, in spite of Our unworthiness, as also the Christian faith itself, which you profess with Us, dictated to Us Our conduct. We could not have acted otherwise without trampling under foot Our conscience, without being false to the oath which We took on mounting the chair of Peter, and without violating the Catholic hierarchy, the foundation given to the Church by our Savior Jesus Christ.

We await, then, without fear, the verdict of history. History will tell how We, with Our eyes fixed immutably upon the defense of the higher rights of God, have neither wished to humiliate the civil power, nor to combat a form of government, but to safeguard the inviolable work of Our Lord and Master Jesus Christ. It will say that We have defended you, Our beloved sons, with all the strength of Our great love; that what We have demanded and now demand for the Church, of which the French Church is the elder daughter and an integral part, is respect for its hierarchy and inviolability of its property and liberty; that if Our demand had been granted religious peace would not have been troubled in France, and that, the day it is listened to that peace so much desired will be restored in the country.

  1.   And, lastly, history will say, that if, sure beforehand of your magnanimous generosity. We have not hesitated to tell you that the hour for sacrifice had struck, it is to remind the world, in the name of the Master of all things, that men here below should feed their minds upon thoughts of a higher sort than those of the perishable contingencies of life, and that the supreme and intangible joy of the human soul on earth is that of duty supernaturally carried out, cost what it may and so God honored, served and loved, in spite of all.
  2.   Confident that the Immaculate Virgin, Daughter of the Father, Mother of the Word, and Spouse of the Holy Ghost, will obtain for you from the most holy and adorable Trinity better days, and as a token of the calm which We firmly hope will follow the storm, it is from the depths of Our heart that We impart Our Apostolic Blessing to you, Venerable Brethren, as well as to your clergy and the whole French people.

Given at Rome, at St. Peter’s on the Feast of the Epiphany, January 6, 1907, the fourth year of Our pontificate.